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betafo

Paysage culturel rizicole et hydraulique de Betafo
• Date de soumission : 14/11/1997
• Critères: (iii)(iv)(v)
• Catégorie : Mixte
Soumis par : Centre d'Art et d'Archéologie de l'Université d'Antananarivo & Min. Culture et Communication
• Coordonnées: La région de Betafo est situe dans la partie centrale du pays, dénommée Vakinankaratra, plus précisément à 25 km à l'ouest de la ville d'Antsirabe sur la route de Morondava
La zone proposée est la campagne de la petite ville de Betafo marquée par un paysage rizicole et hydraulique original et d'une grande beauté. Il s'agit d'un paysage comprenant une vallée rizicole (I), des versants de collines occupés par des rizières en terrasses (II) et un réseau hydraulique complexe (III), fruit d'un savoir-faire séculaire transmis de génération en génération, d'un équilibre social délicat et où se lit l'harmonie entre l'homme et l'environnement. (I) La vallée rizicole située en amont et en aval de la localité d'Ambohiambo s'insère entre deux chainons montagneux et exploite aux moindres détails la topographie du terrain tout en bénéficiant d'un système d'irrigation bien conçu. (II) Dans certains secteurs et particulièrement de part et d'autre d'une rivière encaissée existent de nombreuses rizières en terrasses épousant les courbes de niveau. (III) Le réseau hydraulique complexe desservant la vallée et les versants est un témoin de la domestication de l'eau sur sa réglementation pour un partage équitable vers toutes les rizières, d'abord entre les lignages, ensuite entre les familles. Le réseau comprend entre autres des prises traditionnelles par barrages assez lâches de pierres sèches des canaux parallèles et superposés creusés sur les flancs nord des gorges de la rivière encaissée, une bonne douzaine de canaux dériveurs parallèles pour les lignages et de petits canaux pour les familles ave des répartiteurs en pierres volcaniques. Ces derniers canaux peuvent être souterrains - passant sous des rizières - lorsque l'espace manque.

tsinjoarivo

Site et Rova de Tsinjoarivo
• Date de soumission : 14/11/1997
• Critères: (iii)(vi)
• Catégorie : Culturel
Soumis par : Centre d'Art et d'Archéologie de l'Université d'Antananarivo & Min. Culture et Communication
• Coordonnées: Tsinjoarivo est situé à 114 km au sud-est d'Antananarivo dans la région de la grande forêt orientale et à 46 km à l'est de la ville d'Ambatolampy.
Tsinjoarivo comporte à la fois un site naturel d'une grande beauté (I) et un lieu historique du XIXe siècle (II). (I). Perché sur un piton de 1675 m d'altitude, le site de Tsinjoarivo domine le vaste horizon de la grande forêt de l'Est qui s'étend sur plus de 100 km jusque vers la mer et surplombe de l'autre les chutes bouillonnantes du fleuve Onive dans un grand vacarme d'eau et dans une atmosphère de brouillard irisé d'arc-en-ciel. (II).En 1834, la reine RANAVALONA I (1828-1861) décida de construire sur le piton un Rova (c’est-à-dire une enceinte royale comportant différentes constructions pour en faire une résidence de campagne et un lieu de villégiature). Par la suite la cour en villégiature du Royaume de Madagascar y séjourna à plusieurs reprises : RANAVALONA I en 1840, 1842 et 1856; RANAVALONA II en 1880 et 1882 et RANAVALONA III en 1890. Élevé sur une terrasse aménagée de cinq mètres de hauteur, le Rova mesure 50 m sur 30 m et abrite cinq constructions rustiques en bois et en terre battue : le pavillon du Premier Ministre qui accompagnait toujours la Reine dans ses déplacements, la demeure des aides de camp, le pavillon de la Reine et de ses demoiselles d'honneur, la maison abritant la salle à manger et celle des officiers de la cour. Toutes ces maisons conservent des meubles et objets d'époque et le Ministère de la Culture en a fait un musée.

mahafaly

Sud-Ouest malgache, Pays Mahafaly
• Date de soumission : 14/11/1997
• Catégorie : Mixte
Soumis par : Centre d'Art et d'Archéologie de l'Université d'Antananarivo & Min. Culture et Communication
• Coordonnées: Le Pays Mahafaly est situé dans la région sud-ouest de Madagascar sur le plateau calcaire compris entre les fleuves Menarandra et Oni-lahy, à 150 km à l'est et au sud-est de Tuléar avec comme chefs-lieux Ampanihy, Ejeda et Betioky.
La zone proposée est un bien mixte à la fois naturel (I) et culturel (II). (I) Le Pays Mahafaly, comme l'ensemble de toute la partie sud de Madagascar est une rude région subdésertique avec un paysage végétal étrange adapté à la sécheresse et à la chaleur et qui semble appartenir à un autre monde : arbres sans feuilles, forets sans ombre, des épines partout, plantes grasses de toutes sortes, arbres-pieuvres ou arbres-cierges avec des candélabres épineux et décharnés euphorbes arborescentes au latex caustique, baobabs bouffis en forme de bouteilles, pachypodium boursoufflés, plantes dont la plupart ne se rencontrent nulle part ailleurs dans le monde... (II) De tout temps les habitants du sud de Madagascar et particulièrement les Mahafaly surent mettre à profit cette nature hostile et épineuse de la végétation pour la défense de leurs villages qui sont alors bâtis au milieu d'une ceinture infranchissable d'arbre" épineux. C'est aussi dans ce cadre que l'on trouve une forme d'art traditionnel particulièrement caractéristique de Madagascar et qui s'inscrit en même temps au cœur d'un faisceau de pratiques rituelles : l'art funéraire Mahafaly. Cet art funéraire est composé de tombeaux (de grands édifices carrés de 10 à 15 m de coté, de 1 m à 1,50 m de hauteur, constitués de pierres grossièrement taillées sur les parties externes et de pierres brutes entassées dans la partie interne recouvrant le compartiment funéraire); de pierre levées dressées au milieu de la façade principale et à chaque angle de l'édifice; d'arbres-pieuvres qui sont plantés contre l'édifice, de part et d'autre dé la façade principale; des aloalo qui sont des poteaux de bois sculpté de 1,50 m à 1,80 m de hauteur plantés sur le dessus vers l'est et enfin, des crânes des zébus sacrifiés lors de funérailles qui peuvent durer des semaines et de quelques ustensiles familiers du défunt. Les aloalo comportent des sculptures géométriques ajourées sur leur fut et dés figurines sculptées à leur sommet évoquant la personnalité du défunt, des biens qui lui étaient chers, des scènes de la vie quotidienne ou des zébus ou des oiseaux...

isandra

Falaise et grottes de l’Isandra
• Date de soumission : 14/11/1997
• Critères: (iii)(iv)(v)
• Catégorie : Mixte
Soumis par : Centre d'Art et d'Archéologie de l'Université d'Antananarivo & Min. Culture et Communication
• Coordonnées : Elles se trouvent dans le Centre Sud de Madagascar en Pays Betsileo et sont situées à 30 km au nord-ouest de Fianarantsoa, capitale de la région. Leurs coordonnées géographiques nationales sont : X = 448,80 km et Y = 530,40 km
La Falaise et les Grottes de l'Isandra sont à la fois site naturel (I) et site archéologique fortifié (II) s'intégrant dans le paysage des pittoresques rochers de la vallée de la petite rivière Isandra.
(I) Vue de la vallée, une impressionnante falaise verticale dominant un grand talus d'éboulis à énormes quartiers de roche s'intègre dans une chaine granitique orientée nord-sud. Ce relief s'explique par une érosion différentielle dans les migmatites et les granites du socle cristallin. Les formes d'érosion de la grande falaise sont des cannelures de ruissellement, des perforations en taffonis pouvant atteindre une taille importante (2 à 3 m d'ouverture et autant de profondeur) et surtout des grands éboulements de roche dus aux diaclases. Au fil des éboulements successifs s'est alors crée au pied de la falaise un énorme entassement de blocs granitiques avec des vides intérieurs pouvant servir d'abris : les "grottes", mises à profit par les anciens habitants, aux XVIIe et XVIIIe s. A.D.
(II) A cause des possibilités défensives offertes par la disposition particulière des énormes pans rocheux tombés de la falaise, les anciens habitants s'y sont jadis installés en aménageant un site fortifié original et ingénieux. Ils ont tiré profit de l'impressionnant chaos de blocs granitiques pour organiser le village fortifié Ils ont édifié des enceintes protectrices de pierres sèches entre les blocs, construit des terrasses d'habitat à mur de soutènement en pierres sèches. Par ailleurs, la disposition naturelle des blocs a permis d'aménager un grand nombre d'abris sous roche que les contemporains ont dénommés à tort "grottes".
L'originalité du site réside également dans le dédale de cavités, parfois impressionnantes, correspondant aux interstices entre les blocs de rochers; ces cavités ont servi à différentes fins : ici des abris (habitat?, là des voies d'accès vers d'autres lieux d'habitat quelque part dans le chaos, ailleurs des dépotoirs pour les habitants... Enfin, les taffonis de la falaise ont été utilisés jadis pour enterrer certains morts.

antongona

Antongona
• Date de soumission : 14/11/1997
• Critères: (iii)(iv)(v)
• Catégorie : Culturel
Soumis par : Centre d'Art et d'Archéologie de l'Université d' Antananarivo & Min. Culture et Communication
• Coordonnées: Antongona est situé dans la région de l'Imamo à 36 km à l'ouest d'Antananarivo et à 6 km au nord du gros bourg d'Imerintsiatosika.
Antongona comprend deux ensembles qui sont des sites archéologiques du XVIe-XVIIIe siècle A.D., perchés respectivement à 1406 et à 1515 m d'altitude sur des bastions naturels de rochers. D'importantes murailles de pierres sèches et de nombreux portails de pierre avec ou sans linteaux prolongent les défenses naturelles. Un village était autrefois installé sur chaque plate-forme de rocher constituant des citadelles redoutables et de véritables places fortes. Le premier site juché à 1515 m d'altitude est également protégé dans sa partie basse par des systèmes défensifs creusés : des fossés au nombre de quatre. Un chemin aménagé à travers les flancs des rochers mène à la plateforme où se trouvait le village qui pouvait contrôler du regard toute la région sur 360°. Devant la beauté du site, le Ministère de la Culture a reconstitué dans les années 1980 trois maisons traditionnelles de bois selon les modèles encore sur pied ailleurs. Ces maisons, dont deux ont été aménagées en musées locaux, ont été édifiées à l'emplacement d'anciennes habitations qui ont disparu. Le second site perché à 1406 m d'altitude abrite également d'importants vestiges de pierres sèches : murailles, murs de soutènement, portails et des tombeaux du XVIIe-XVIIIe s. Il est situé à 300 m à l'ouest du premier. Tous deux sont installés sur un même chainon fait d'immenses roches de granit et constituent de bons exemples de sites archéologiques malgaches fortifiés et à ouvrages de pierres sèches.

andrefana

Les Forêts sèches de l’Andrefana
• Date de soumission : 14/03/2008
• Critères: (ix)(x)
• Catégorie : Naturel
Soumis par : Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts et du Tourisme
• État, province ou région : Régions de Diana, Boeny, Anosy, Atsimo, Andrefana, Androy, SAVA, Melaky
Ce site est composé de 7 aires protégées :
Réserve spéciale d'Ankarana S12 53 22 E49 09 47 (2009)
Parc national d'Ankarafantsika S16 12 30 E46 53 10 (2009)
Parc National d'Andohahela, Parcelle II S24 53 17 E46 35 24 (2009)
Parc national de Tsimanampetsotsa S24 06 06 E43 50 26 (A partir de 2012)
Réserve spéciale d'Analamerana S12 46 03 E49 29 46 (A partir de 2012)
NAP de Daraina S13 05 45 E49 42 00 (A partir de 2012)
Future NAP de Manambolomaty- Tsimembo S19 00 00 E44 23 29 (A partir de 2012)
Les aires protégées formant l'ensemble des forêts sèches de Madagascar sont localisées dans la partie occidentale et la partie sud de l'Ile. En contraste avec l'Écorégion des forêts humides de l'Atsinanana représentée par un ensemble de six aires protégées, les forêts sèches sont marquées par une sévère fragmentation historique et seuls quelques grands blocs isolés existent encore. Malgré ce défi important, des inventaires biologiques récents indiquent très clairement que ces grands blocs sont très importants pour la représentation de la biodiversité de Madagascar et le maintien des processus d'évolution au sein des communautés écologiques distinctes et uniques. Dans la même optique, ces inventaires indiquent que la diversité biologique au sein des forêts sèches a été historiquement sous estimée. Donc, il est de plus en plus évident que la région est caractérisée par une hétérogénéité biologique extraordinaire avec un nombre remarquable d'espèces localement endémiques et des changements de composition floristique et faunistique même entre des sites relativement proches. Cette richesse en matière de biodiversité est également accompagnée par un niveau de vulnérabilité de ces habitats et communautés qui, heureusement, est de plus en plus maîtrisée par des efforts majeurs pour la création et la bonne gestion des aires protégées.
Une variation de la composition floristique et faunistique existe au sein de l'Écorégion des forêts humides de l'Atsinanana mais ces différences sont relativement subtiles et il est donc convenable de les regrouper dans une seule écorégion unique. Par contre les forêts sèches de Madagascar démontrent une variation fortement marquée du nord au sud et deux écorégions pourraient être distinguées. Cependant, on observe une zone de transition assez large entre les deux et il est convenable de les regrouper pour la représentation de cette région extensive.

anjanaharibe

Réserve Spéciale d’Anjanaharibe-Sud
(extension des forêts humides de l’Atsinanana)
• Date de soumission : 14/03/2008
• Critères: (ix)(x)
• Catégorie : Naturel
Soumis par : Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts et du Tourisme
• État, province ou région : SAVA
• Coordonnées: S14 41 45 E49 27 09
Les forêts humides sont principalement localisées dans la partie orientale de Madagascar, à l'Est de la ligne de partage des eaux. Cependant des blocs forestiers relativement grands sont éparpillés sur le Haut Plateau central et dans la partie septentrionale de l'île. Le climat est de type tropical humide, caractérisé par des précipitations abondantes. Du nord vers le sud, on rencontre plusieurs types d'écosystèmes représentatifs des forêts humides de Madagascar : forêt de transition, prairies altimétries, savane naturelle et des récifs coralliens. Ces écosystèmes renferment une biodiversité unique dont la plupart des espèces animales et végétales sont endémiques. Elles appartiennent soit à une aire protégée, soit à une localité soit à une région.
Six aires protégées font déjà parties du site du patrimoine mondial dans cette écorégion : les parcs nationaux de Marojejy, Masoala, Zahamena, Ranomafana, Andringitra et Andohahela. Ces aires protégées sont situées sur des reliefs très variés. Les chaînes de montagnes dépassent les 2000 mètres d'altitude (massifs de Marojejy et de l'Andringitra, chaînes anosyenne). Lors de la nomination de ces parcs nationaux en juillet 2007, le Comité du Patrimoine Mondial et l'UICN ont recommandé une extension du bien.

40, rue du Général Foy - 75008 PARIS

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